tocade(s)

catherine delaunay : clarinets, soprano sax, bag pipe
bruno tocanne
:
drums, percussions

recorded in salon-de-provence on october 30 and 31- 1999.
label
: Agapes
référence :
AGA 2000

titles :
yves sonne toujours deux fois (tocanne-delaunay)
kig ha farces(delaunay)
bruno rubato(tocanne-domancich)
les chamelles(delaunay)
avrilenkar (tocanne-delaunay)
madame mado ne m'a pas dit(delaunay)
miss miss (tocanne-delaunay)
le temps des cerises (renard-clément)
trabizon (traditional turkish, arranged by alain blesing)


to command


press

this CD was "disque d'émoi" in Jazz Magazine

" Those two are free like the breath that rides between the toms and the cymbals of Bruno Tocanne, like the wind that comes from the soprano saxophone, the back-pipe, the clarinets played by Catherine Delaunay. Both, percussion and wind instruments are focussing on melody with total freedom. No leadership here, those guys are sharing the space while they are carefully listening to each other without any limit of expression. For Catherine Delaunay and Bruno Tocanne, jazz and improvised music, today, represent the ideal field for a real strong musical experience nourished by a great variety of sources. That diversity is standing by itself and assure the richness of tone colours."
- Arnaud merlin , jazzman , and producer in france musiques

"This duet was born after inviting in trio a lot of improvised musicians like Denis Badault, Serge Lazrevitch, Régis Huby, Alain Blesing…Melody and pulsations are suggested with a sensual pleasure. The song is even present on the wind instruments like on drums. A fresh and strange music..."
- Alex duthil, Jazzman

"More than a duet, it's here a real dialog, a dialog open to all possibilities. It's a music made of subtle humour… Great! It's full of swing and fun. Their complicity is pleasant to see... That's here democracy in music, that's jazz!"
- Webzine
le jazz

"These improvisers have something more… A greedy way of swinging, a dynamic way of improvising, an art of using of all the expressive colours of music and to give a lot of emotions"
- Le progres de lyon


in french...

"Une musique qui, du bout des lèvres, à fleur de peau, parvient à l'intime sans drame ni sophistication apparente. Catherine Delaunay joue la carte du chant en n'ignorant rien de ce qui l'excède... C'est la voix d'Orphée. Son charme vaut puissance, le monde lui est acquis. Sans combat ni conquête...  La clarinette sémeut d'elle même jusqu'à la plénitude, dessinant les contours d'un monde acceuillant : sensuel mais point narcissique...Les percussions, libérées de leur fonction martiale, peuplent d'essaims légers, de gaz volatils, des horizons lointains. Points de fuite plutôt que cadre fixe, elles drapent comme d'un limbe les courbes lestes de la clarinette. Aussi faut-il saluer comme un vrai triomphe du goût qu'aucun manièrisme ne vienne empeser ses grâces mélodiques, troubler ce qui pourrait se vivre comme l'innocence retrouvée. Prévenus contre ce genre d'illusion, nous n'en goûterons que d'avantage l'ivresse."
P-L Renou, Jazz Magazine, novembre 2000
 

"... Dans leurs agapes musicales ils ont invité toute une série d'improvisateurs... jusqu'à éprouver la nécessité de se recentrer sur un tête-à-tête. Il est badin, musardier, il volette de bribes mélodiques en esquisses de pulsations, toujours dans une légèreté de ton qui garde en ligne de mire un plaisir très sensuel des sonorités boisées. La ligne d'horizon, aux tambours comme sur les anches, est celle de la permanence du chant. Soit, en neuf "mouvements", une balade à l'insouciance des rosées de demi-saison : fraîches et intrigantes... Et histoire de nous rappeler qu'elle est membre de Tous Dehors, Catherine Delaunay recourt aussi à la cornemuse pour un Temps des cerises estival et décalé"
Alex Duthil, Jazzman, juillet-août 2000

"... Improvisations à deux. Voilà, cela devrait suffire, le chroniqueur s'épuise à essayer de décrire la magie qui nait de deux sons qui se rencontrent, d'un rythme qui monte, d'une mélodie qui s'échappe... Expérience fascinante, passionnante toujours, qui réussit ici, si cela a un sens, une musique calme et sereine, qui laisse une place de choix au silence, ce qui est rare et apaisant."
Vincent Domeyne, dans "... 491", juin-juillet 2000

"Improjazz vous avait emmené visiter le monde percussif du batteur Bruno Tocanne, qui s'est quelque peu assagi pour ce disque en duo avec Catherine Delaunay.Tiens une nouvelle venue dans le milieu ? Peu improte tant son jeu de clarinette(s) est limpide, torturé, clair, sonore, libre. Le batteur fait chanter ses caisses et fûts, pour une réunion harmonique mais aussi intime, jamais conflictuelle...Une version (très) presonnelle du "chant des Cerises" très vanderienne, la recherche profonde d'une sonorité débridée... Franck Pollet nous décrivait Bruno Tocanne comme un personnage excentrique. Cet album nous le présente comme un musicien étonnament éfficace et concentré. Une autre facette ? En tous cas, une belle expérience dans un art difficile." Philippe Renaud - Impro jazz, octobre 2000

"... Une vivacité toute juvénile, franchissant allégrement les frontières stylistiques, brouillant les pistes que les douaniers du jazz semblaient avoir définitivement tracées.Désertant accessoirement les idiomes du swing pour revisiter les musiques traditionnelles, ils ont opéré des allers et retours, créant une musique hors normes... Dans un équilibre instable et sûr, entre aigu et grave commme entre ciel et terre, le duo montre toutes les facettes d'un esprit "révolutionnaire" soucieux de ne pas se laisser cataloguer comme dans cette relecture du "temps des cerises" .
F. Bruckert dans Le Progrès de Lyon, mai 2000

"... Bruno Tocanne et Catherine Delaunay se jouent, plus qu'ils ne jouent, dans une écoute attentive mutuelle. Ils se jouent dans l'instant présent, dans une expérience musicale unique... Le corps souffre, s'implique, se libère. Phrasé, tenue du souffle, concentration... autour de la pulsation rythmique : anticipation du temps, retard, variations délicates dans l'intensité de la frappe et dans les timbres... Bruno Tocanne fait sonner les peaux de ses tambours avec finesse, précision. Il frissonne, foisonne, frémit, bruisse et ponctue avec à propos les mélodies de sa compagne. Son rythme se propulse, le long du tempo, mais toujours d'une manière personnelle et inventive. Le discours de Catherine Delaunay est très spontané, rafraîchissant. On est loin des improvisations convenues et des clichés conventionnels. Les notes se cherchent, les mélodies s'élaborent, se construisent eu fil de l'échange. Elle montre son attachement à la mélodie, mélodie jamais figée, qui se transforme, évolue, phrases mélodiques rejouées, répétées. Complicité de l'autre et du silence. Dans ce jeu à trois, le silence, autant que la musique, acquièrent une qualité, une densité innatendue, magique... On est touché par cette connivence joyeuse, cette expression généreuse et créatrice. Ainsi on se plait à penser que la musique improvisée a encore de beaux jours devant elle."
Guy Savio fullvoices janvier 2001 (site sur Iva Bitova et les musiques improvisées)

"Le duo est souvent considéré comme l'exercice le plus exigeant car l'osmose des deux musiciens doit être totale pour arriver à faire vivre la musique. Catherine Delaunay et Bruno Tocanne arrivent à déjouer les pièges d'une telle aventure. La clef de la réussite ? Partir d'un cadre défini et autoriser la plus grande liberté. Permettre aussi au jeu de se développer sans que les barrières ne soient trop pesantes. Il faut enfin retenir l'effort porté à la mélodie. Les 9 thèmes de cet album nous font découvrir cet univers si particulier qui démontre qu'il n'est pas nécessaire de jouer dur ou à " l'énergie " pour partir sur les routes des musiques improvisées. L'expérience commune y est pour beaucoup"
Site Jazzophere - CD Review - 2001