vidéo-concerts - textes et musique

"les bergers fous de la rébellion"
- Vidéo-concert avec
John Greaves, imuZZic et xlr Project sur les écrivains et poètes de la Beat Generation
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"La rébellion, par les temps qui courent, n’est pas encore ce qu’elle a pu être. La
Beat Generation en son sens premier, une révolte contre l’Amérique conformiste et politiquement belliqueuse, s’étiole dans les limbes d’un passé délavé. Seule (ou presque) demeure dans les esprits l’image d’un mouvement artistique préfigurant le "hippie dream", image axée principalement sur la figure de Jack Kerouac et son texte majeur "Sur la route". Le travail du trio Résistances sur le sujet représente aujourd’hui, au-delà du projet musical, une nécessité. A l’instar des artistes qui croient encore que le futur a de l’avenir, Bruno Tocanne, Benoit Keller, Lionel Martin et leurs invités proposent un spectacle engagé qui ne fossilise pas le thème abordé. L’écrin musical est actuel et la performance du vidéaste Nicolas Ticot le soutient avec justesse, sans bouffissures superlatives. La présence inspirée de John Greaves, le choix des textes, concourent à la cohérence d’un ensemble où les choix artistiques du réseau imuzzic se dessinent avec u
ne élégance et un savoir faire singuliers. Il serait bon que ce spectacle soit plus souvent à l’affiche, ne serait-ce que pour perpétrer l’idée selon laquelle le jazz est une musique libre." JAZZ LETTER

Une musique en version improvisée et innovante !
"Musique originellement jugée rebelle et subversive par le puritain Oncle Sam, le jazz a rythmé après guerre jusqu'à la fin des sixties les péripéties nocturnes, pour le moins affranchies et délurées, qui étoffaient les écrits d'auteurs tels que Kerouac, Ginsberg et autres William Burroughs; poètes (pour le moins) maudits d'une céleste Beat Generation, un mouvement qui sans l'être, récusait pêle-mêle tant l'académisme artistique et littéraire, que la société de (sur) consommation, le maccarthysme et l'impérialisme d'une Amérique soi-disant triomphante… Une génération "épuisée" et perdue comme tant d'autres mais qui s'inventa une vie d'errance et d'aventures Sur la route, à 10 000 lieues des sentiers battus de la bienséance. Nonobstant le côté hallucinogène de certains récits et pour cause (totalement assumé), ces écrivains ont par ailleurs souvent emprunté des refrains de vocabulaire au jazz et des expressions à ses musiciens issus des quartiers noirs.  Juste retour des choses aujourd'hui alors que des jazzmen sans frontières artistiques s'apprêtent précisément à mettre musicalement en scène et en images, nombre de textes et poèmes des auteurs maudits suscités. "Only cheap need a leader" : en se référant à cet adage que vous traduirez aisément et que n'aurait pas renié un empêcheur de tourner en rond tel Ginsberg, on ne saurait conseiller au troupeau de choisir, tant qu'à faire, les bergers fous de la rébellion, puisque c'est le thème de ce "concert-spectacle"! Une création originale mixant musiques, textes et vidéos, censée aussi démontrer que le monde, tel qu'il était vomi par les auteurs de la Beat Generation, n'a pas vraiment changé depuis A noter également que le réseau imuZZic s'appuie sur un collectif open mind de musiciens adeptes de jazz en version improvisée et innovante; un collectif qui rend aujourd'hui une sorte d'hommage au géniteur de ce texte intitulé "les Bergers fous de la rébellion", l'écrivain Jean-Noël Vuarnet suicidé il y a une dizaine d'années…" 491...


"round about 68"
- Vidéo-concert avec Hasse Poulsen
et le Bruno Tocanne "new dreams" trio + xlr project -
1968 -2008 : une manière remarquable d'illustrer ce spasme de l'histoire...
"...Les écrans translucides donnent du relief aux vidéos diffusées par Nico Ticot (XLR Project) et offrent un ecrin au trio Tocanne - Martin - Gaudillat / new dreams nOw ! et son invité Hasse Poulsen (guitare). Cette création a permis de faire une come back dans ces années plutôt grises où la jeunesse découvrait son pouvoir...Le 4tet illustre à sa manière des évènements tels que l'avènement de Nixon, l'assassinat de Martin Luther King, la débacle U.S au Vietnam, un De Gaulle hésiatnt... Bref le chaos d'une société exsangue.  Le 4tet a illustré d'une manière remarquable ce spasme de l'histoire en alternat pures improvisations et morceaux plus écrits... Une belle réalisation tant du côté son que du coté visuel" 
JAZZ LETTER

 
"Panique(s)"
- Textes et musique avec Denis Badault et le comédien  Pasquale d'Inca sur Roland Topor -
Un spectacle dont on a apprécié tous les instants... Rare !
"Roland Topor : dessinateur des dérives évidemment humaines et poète clairvoyant... Il y avait les mots de Topor articulés par D'Inca, et il y avait les musiques, les jazz. On conjugue cette appellation au pluriel parce que Badault et le collectif ImuZZic nous les ont toutes exposées, les sonorités qui vont avec l'improvisation, qui font l'improvisation. La force de l'image a été appuyée par une musique riche ou, plus precisement, puissante. Celle que le pianiste Denis Badault a ciselée avec le collectif ImuZZic pour accompagner ce spectacle dont on a apprecié tous les instants. Il est rare, tres rare, de voir et d'entendre des artistes allier les mots des maux humains avec une musique qui est tout sauf innocente. En ce qui nous concerne, il faut remonter a ce concert que le pianiste Randy Weston donna en compagnie de David Murray au Monument National pour avoir les émotions si aiguisées ou si réceptives à ce qui se passe sur scène. Comment décrire avec des mots ce qui est puissant alors qu'il n'y avait ni mise en scène ni décors, alors qu'il n'y avait qu'une musique foisonnante ? En fait, il semble bien que le mot le plus approprié serait "univers"  ! Oui, ce que les musiciens ont créé pour nous tient de l'univers. Ils n'empruntent pas aux univers des autres. ILs font, ils fabriquent, ils brossent leur univers. En clair, ils sont très distincts. Lionel Martin aux saxophones, Mathieur Bélanger à la clarinette basse, Jean-Philippe Viret à la contrabasse, Alain Blesing à la guitare, Jean Vanasse au vibraphone, Bruno Tocanne à la batterie et Denis Badault au piano ont eu ceci d'admirable : ils étaient artistes. Ils sont donc rares !  LE DEVOIR de Montreal