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"LES BERGERS FOUS DE LA REBELLION"
Une élégance et un savoir faire singuliers...
"La rébellion, par les temps qui courent, n’est pas encore ce qu’elle a pu être. La Beat Generation en son sens premier, une révolte contre l’Amérique conformiste et politiquement belliqueuse, s’étiole dans les limbes d’un passé délavé. Seule (ou presque) demeure dans les esprits l’image d’un mouvement artistique préfigurant le "hippie dream", image axée principalement sur la figure de Jack Kerouac et son texte majeur "Sur la route". Le travail du trio Résistances sur le sujet représente aujourd’hui, au-delà du projet musical, une nécessité. A l’instar des artistes qui croient encore que le futur a de l’avenir, Bruno Tocanne, Benoit Keller, Lionel Martin et leurs invités proposent un spectacle engagé qui ne fossilise pas le thème abordé. L’écrin musical est actuel et la performance du vidéaste Nicolas Ticot le soutient avec justesse, sans bouffissures superlatives. La présence inspirée de John Greaves, le choix des textes, concourent à la cohérence d’un ensemble où les choix artistiques du collectif imuZZic se dessinent avec une élégance et un savoir faire singuliers. Il serait bon, nous semble-t-il, que ce spectacle soit plus souvent à l’affiche, ne serait-ce que pour perpétrer l’idée selon laquelle le jazz est une musique libre."  Yves Dorisson CULTURE JAZZ 02/2008 A VAULX JAZZ 2008
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Un spectacle tout en violence contenue...
Un vrai projet où chacun se sort les tripes !

"Première impression avant même l'arrivée des musiciens: il va se passer quelque chose de pas ordinaire. La scène est dressée comme un salon avec au centre un immense canapé qui trône devant une table basse et de part et d'autre les postes des différents musiciens et un plateau electronico-informatique. De plus, quand on connait les intervenants on sait que ça ne va pas être "plan-plan". S'ensuit une évocation de l'Amérique des années 50 à 70 au travers de la "beat generation", et pour se faire on fait appel à un acteur-chanteur-declameur, John Greaves qui lit des extraits des auteurs phares de ce courant : Ginsberg - Kerouac ou autres Corso. Il est épaulé par une solide formation musicale avec les complices habituels Lionel Martin (sax) ; Bruno Tocanne (batterie) et Benoit Keller (contrebasse), à qui viennent s'ajouter Fred Escoffier (claviers) Nacim Brahimi (saxs) et Damien Cluzel (guitares, effets). Et surtout il ne faut pas oublier le videaste Nico Ticot qui contribue à la réussite de ce projet en animant tout le fond de la scène constitué d'un écran géant et qui diffuse des images d'époque, hachées, triturées, improvisées comme le ferait un musicien. Un spectacle tout en violence contenue, un dialogue entre les musiciens et le narrateur. Un vrai projet où chacun se sort les tripes !" JAZZLETTER  A VAULX JAZZ 

Des musiciens d'aujourd'hui pour parler de l'amérique d'hier...
"Des musiciens de jazz, bien sûr... Mais de ceux pour qui l'essence même du jazz reste l'esprit de liberté et de révolte.  Parler de l'Amérique des années 50 à 70 n'est pas retracer l'histoire du jazz du be bop au free jazz, n'est pas paraphraser des textes datés, mais bien parler d'aujourd'hui où les rythmes du rap rejoignent les battements du jazz comme ces textes de Ginsberg, Kerouac , Ferlinghetti, Corso, ces poètes "beat" qui nous parlent d'une génération d'abattement et de rébellion. Cette fascinante Amérique, continent traversé de New York à San Francisco, courses folles ("Sur la route"), villes fiévreuses, nuits électriques, immensité des foules et des paysages. Et puis l' Amérique, le Monstre : puissance, argent, guerres coloniales, ordre ripoliné et stérilisant. La poésie de la "beat generation" est une poésie physique, une poésie à dire : violence des années 50, réaction salutaire contre le Maccarthysme, les guerres de Corée puis du Vietnam, contre la poésie désincarné en vogue à l' époque..." Yves Bleton - AGAPES

Un intense moment de bonheur...
"Fantastique ! Beaucoup d'émotion liée à une technique évidente mais toujours en suspens, toujours musicale, je suis encore sous le charme. Bravo à tous les musiciens
pour nous avoir monté un si beau spectacle... Sans oublier Mr John Greaves éternel clown triste, mélange de Gainsbourg et de Tom Waits, de titi parisien et de gentleman anglais à l'humanité toujours exacerbée... Merci pour cet intense moment de bonheur"  
Jacques Perrichon - WJAZ>RADIO PLURIEL - CREATION AGAPES 2006

Des loups dans la bergerie...
"Musique originellement jugée rebelle et subversive par le puritain Oncle Sam, le jazz a rythmé après guerre jusqu'à la fin des sixties les péripéties nocturnes, pour le moins affranchies et délurées, qui étoffaient les écrits d'auteurs tels que Kerouac, Ginsberg et autres William Burroughs; poètes (pour le moins) maudits d'une céleste Beat Generation, un mouvement qui sans l'être, récusait pêle-mêle tant l'académisme artistique et littéraire, que la société de (sur) consommation, le maccarthysme et l'impérialisme d'une Amérique soi-disant triomphante… Une génération "épuisée" et perdue comme tant d'autres mais qui s'inventa une vie d'errance et d'aventures Sur la route, à 10 000 lieues des sentiers battus de la bienséance. Nonobstant le côté hallucinogène de certains récits et pour cause (totalement assumé), ces écrivains ont par ailleurs souvent emprunté des refrains de vocabulaire au jazz et des expressions à ses musiciens issus des quartiers noirs.  Juste retour des choses aujourd'hui alors que des jazzmen sans frontières artistiques s'apprêtent précisément à mettre musicalement en scène et en images, nombre de textes et poèmes des auteurs maudits suscités. "Only cheap need a leader" : en se référant à cet adage que vous traduirez aisément et que n'aurait pas renié un empêcheur de tourner en rond tel Ginsberg, on ne saurait conseiller au troupeau de choisir, tant qu'à faire, les bergers fous de la rébellion, puisque c'est le thème de ce "concert-spectacle"! Une création originale mixant musiques, textes et vidéos, censée aussi démontrer que le monde, tel qu'il était vomi par les auteurs de la Beat Generation, n'a pas vraiment changé depuis… A noter également que le réseau imuZZic s'appuie sur un collectif open mind de musiciens adeptes de jazz en version improvisée et innovante; un collectif qui rend aujourd'hui une sorte d'hommage au géniteur de ce texte intitulé "les Bergers fous de la rébellion", l'écrivain Jean-Noël Vuarnet suicidé il y a une dizaine d'années… " Laurent Zine 491  CREATION AGAPES 2006

"L'HOMME A LA CAMERA"
L'esprit du ciné-concert
à son meilleur niveau
d'expression !

"Ne proposant pas une simple illustration ou une seule mise en musique, il s'agît bien là de créer un nouvel espace de dialogue et de proposer une interprétation personnelle d'un film qui encourage les élans les plus audacieux... Bruno Tocanne se livre avec ses complices au superbe exercice d'improvisation à partir des images du film de Vertov"  JAZZOSPHERE 2003

ECHANGES FRANCE -  QUEBEC
"Un bijou baptisé "résistances"... Un jazz admirable"

"Il y aura donc (a Montréal) la résistance selon Archie Shepp et il y aura aussi celle du trio formé par Bruno Tocanne, Lionel Martin et Benoît Keller. Ce trio vient de confectionner un bijou baptisé... Résistances ! Un album ou l'on nous promène dans les méandres du fou. Un album introduit et conclu par rien de moins qu'une appropriation du Chant des partisans. Ces messieurs font partie de cette tendance que les Louis Sclavis, Michel Portal, Henri Texier défendent et protègent. Laquelle ? L'implosion de tout de ce qui est musicalement plat. Ils sont sans compromis... Ils ne sont pas les adhérents lymphatiques d'un discours ou d'une méthode. Pourquoi ? parce qu'avec eux, à leur égard, ils cultivent l'exigence. Leur musique n'est pas ardue, n'est pas harassante. Elle colle au temps présent. Ou plutôt elle en discerne les lignes de fracture. Mettons qu'elle est très anti Front National... Elle a ceci d'également moderne, dans le sens esthétique, qu'elle ne se contente pas de reproduire ad nauseum la litanie des lieux communs. Leur jazz n'est pas un jazz d'emprunt mais bien un jazz qui se cherche avec constance. Autrement dit qui est admirable"
LE DEVOIR de Montréal - Serge Truffaut

"Topor : Un poète à relire, imuZZic : des musiciens à ré-inviter !" - VOIR Montréal

"Un spectacle dont on a aprécié tous les instants..."
"Roland Topor : dessinateur des dérives évidemment humaines et poète clairvoyant... Il y avait les mots de Topor articulés par D'Inca, et il y avait les musiques, les jazz. On conjugue cette appellation au pluriel parce que Badault et le collectif ImuZZic nous les ont toutes exposées, les sonorités qui vont avec l'improvisation, qui font l'improvisation. La force de l'image a été appuyée par une musique riche ou, plus precisement, puissante. Celle que le pianiste Denis Badault a ciselée avec le collectif ImuZZic pour accompagner ce spectacle dont on a apprecié tous les instants. Il est rare, tres rare, de voir et d'entendre des artistes allier les mots des maux humains avec une musique qui est tout sauf innocente. En ce qui nous concerne, il faut remonter a ce concert que le pianiste Randy Weston donna en compagnie de David Murray au Monument-National pour avoir les émotions si aiguisées ou si receptives à ce qui se passe sur scène. Comment décrire avec des mots ce qui est puissant alors qu'il n y avait ni mise en scène ni décor, alors qu'il n y avait qu'une musique foisonnante ? En fait, il semble bien que le mot le plus approprié serait... «univers» ! Oui, ce que les musiciens ont créé pour nous tient de l' univers. Ils n'empruntent pas aux univers des autres. Ils font, ils fabriquent, ils brossent leur univers. En clair, ils sont très distincts. Lionel Martin aux saxophones, Mathieu Bélanger a la clarinette basse, Jean-Philippe Viret a la contrebasse, Alain Blesing a la guitare, Jean Vanasse au vibraphone, Bruno Tocanne a la batterie et Denis Badault au piano ont eu ceci d'admirable : ils étaient artistes. Ils sont donc rares. LE DEVOIR de Montréal

"Une réussite remarquable pour la douzaine de musiciens français au Off..."
"Pour la douzaine de musiciens français qui ont défilé sur les scènes du Off, ainsi que pour ceux qui ont signé le show Kerouac, la résistance au jazz d’hôtel, au jazz conçu comme un produit d’ambiance propre à satisfaire les clients des agences de publicité, est une obligation. De cela découle un parti pris pour le risque ou l’aventure qui aboutit à une réussite remarquable. Ainsi en fut-il, par exemple, du show signé par le pianiste Denis Badault. Voilà un artiste rompu à la technique ainsi qu’à la grammaire inhérente à la composition. Et alors ? Plutôt que de repiquer les sempiternels plans de Bill Evans, il s’est attardé à signer une prestation faite de musiques qui seront probablement le LA des musiques de demain. Sa musique fut à la fois exigeante et rafraîchissante.

"Quebec - France... a colourful concert"
"Pianist Denis Badault, former director of the Orchestre National de Jazz de France, will share the stage with Normand Guilbeault and Richard Lavergne. The unconventional double-bassist Jean Philippe Viret will join forces with Montreal vibraphonist Jean Vanasse for a colourful concert that will also present Richard Savoie from Quebec and Bruno Tocanne from France". - MONTREAL PLUS

"Le show du soir et du jour"
"Sans conteste le 4tet franco-québecois, la formation Vanasse-Viret. L'un et l'autre se sont connus en France il y a 20 ans de cela, lorsque le vibraphoniste Vanasse y séjournait. C'est à cette époque que celui-ci s'est lié d'amitié avec le contrebassiste Jean-Philippe Viret et le batteur Bruno Tocanne... Depuis lors, Viret à accompagné Stéphane Grappelli et Richard Galliano. Il a co-fondé l'étonnant Orchestre de Contrebasses... A la batterie, il y aura Bruno Tocanne, musicien inventif entre mille, qui vient de réaliser deux albums propres à séduire ceux qui, dans nos environs, apprécient Louis Sclavis ou Henri Texier. Au saxophone, on retrouvera Richard Savoie. Le sûr, le constant Savoie. Le gentleman du sax ténor..."- LE DEVOIR de Montréal

"Un orchestre souverain... extrêmement subtil !"
"Au Lion d’Or on a entendu des musiques… intérieures. On a savouré ces musiques qui obligent, dans le sens noble du terme, à une pause. On a plus exactement goûté ces musiques qui ont ceci de très distinct qu’elles imposent le silence… Ces musiques étaient celles écrites et jouées par Jean Vanasse au vibraphone, Richard Savoie au saxophone , Jean-Philippe Viret à la contrebasse et Bruno Tocanne à la batterie. Les deux premiers sont Québécois, les autres sont de la vieille France, la républicaine. Leur show compte dores et déjà comme un moment fort de cette troisième édition. Dans ce qu’on appelle la musique improvisée, cet orchestre s’est avéré souverain. Ils ont alterné les compositions de Vanasse avec celles de Viret, qui ont ceci de singulier qu’elles se prêtent admirablement à ce qu’on nomme un jazz de chambre… Extrêmement subtil" - LE DEVOIR de Montréal