octobre
chants de lutte et d'espoir - fight and hope songs

de gauche à droite / left to right :
thierry lhiver, fred roudet, catherine delaunay, lionel martin, benoit
keller, bruno tocanne / A vaulx jazz festival
live MP3 : "le 5° regiment"
"octobre", ou quand le trio résistances s'élargit...
sextet
Benoit KELLER double bass Thierry LHIVER trombon
Lionel MARTIN saxs Elodie PASQUIER clarinets
Fred ROUDET trumpet Bruno TOCANNE drums
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quintet
Benoit KELLER double bass
Lionel MARTIN saxs Fred ROUDET trumpet Elodie PASQUIER clarinets Bruno TOCANNE drums
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quartet (s)
* Benoit KELLER double bass
Lionel MARTIN saxs Fred ROUDET trumpet Bruno TOCANNE drums
* Benoit KELLER double bass
Lionel MARTIN saxs Elodie PASQUIER clarinets Bruno TOCANNE drums
Après
3 albums unanimement salués par la critique et en grande
partie consacrés à un répertoire de chants de
lutte et d'espoir avec le
trio
Résistances ("Résistances", "Global Songs", "Etats d'urgence") et suite à des créations comme "Les
bergers fous de la rébellion" avec
John Greaves
sur
la Beat Generation, ou "Round about 68" à l'occasion des 40 ans de 1968 avec Hasse Poulsen, quoi de plus logique pour ces
artistes, musiciens "engagés" dans tous les sens du terme, que cette envie d'une nouvelle
création collective en sextet qui
pourraît s'inscrire dans la lignée du travail d'un Charlie Haden avec de son
Liberation
Music Orchestra.
La
musique ici proposée est une musique ouverte et portée
collectivement par des des artistes pour qui conjuguer le singulier au
pluriel est un combat
permanent. Des artistes avides d'échanges, de rencontres et de
mélanges des supports artistiques (vidéo, texte,
cinéma, arts du cirque...)
A
l'image du Trio Résistances et de l'ensemble de leurs créations, aucune nostalgie dans le propos
mais bien au contraire une série de messages d'espoir. L'enthousiasme
et la sincérité dont ils font preuve, l'énergie
que mettent ces musiciens engagés, dans tous les sens du
terme, à interpréter un tel répertoire dans le
quel on retrouvera par exemple de magnifiques thèmes comme "Sandino", "Song For Che", "Patria de multitude" ou
autre "We shall Overcome" ou "Senhor Arcanjo"... ne laisse personne indifférent !
"octobre" ?
Nous
avons choisi de nommer cette formation du nom d'"Octobre" en hommage à la troupe de théâtre française
d'agit prop fondée par Jacques
Prévert en
1932 du même nom. Ce groupe "Octobre" est une
troupe issue de la scission de la troupe "Prémices"
de la Fédération
du théâtre ouvrier de France,
dont quelques comédiens reprochaient au metteur en scène
Roger Legris la perte de l'idéal politique. Rejoint par
Jacques Prévert qui devint l'auteur principal, ils ont alors
joué lors de meetings politiques, dans les rues et dans les
usines en grève entre 1933 à 1936, de courtes pièces
ou des chœurs. S'engageant pour un théâtre prolétarien
Prévert écrivit alors à charge contre l'ordre
établi, caricaturant les politiciens et les gros industriels,
ou ridiculisant la bourgeoisie et valorisant les ouvriers. Face au
théâtre bourgeois, il veut favoriser l'émergence
d'un théâtre du peuple. La
compagnie fut dissoute, comme là Fédération du
Théâtre ouvrier de France, après la victoire du
Front Populaire sur fond de désaccord des membres quant à
la nécessité de s'engager dans les Brigades
internationales.
incontestablement
parmi les groupes qu'il faut écouter !
"Fidèle
à ses engagements, le trio continue de délivrer ses
messages de justice et de paix. Ils avaient joué «Vencerémos»
sur Global Song, cette fois ils reprennent "El pueblo unido".
Les deux chansons ont été composées par Sergio
Ortega
pour le Front Populaire du Chili. Les trois musiciens interprètent
également "Patria de multitudes", un autre "tube"
lié à Salvador
Allende,
puisqu’il fut écrit par Hernan
Gomez
et
Eduardo
Carrasco,
deux membres des Quilapayún,
groupe chilien mythique fondé en 1965 et exilé en
France après l’assassinat d’Allende en 1973. Sans oublier "Grandola, Vila Morena" chanson de
José
Alonso
qui clôt l’album et qui "déclencha" la
révolution des œillets... En bref, un véritable album
collectif. Collectivité qui transpire d’ailleurs
immédiatement à l’écoute des conversations
entre les trois artistes. Tocanne soutient et relance avec un
à-propos sans faille, Martin possède un discours
particulièrement expressif et Keller, aussi à l’aise
en pizzicato qu’à l’archet, passe du mystère au
swing. «États d’urgence» est tour à tour
triste, bruitiste, tourbillonnant , mélancolique , rigolo ,
dansant ... Mais, quelle que soit l’ambiance, l’entente musicale
du trio est évidente et lui a permis de se créer un
vocabulaire musical immédiatement reconnaissable. Le Trio
Résistances n’a décidément pas fini de marquer
son époque et la constance de son discours musical toujours
personnel le place incontestablement parmi les groupes qu’il faut
écouter"
Bob
Hateau
CITIZEN
JAZZ –(trio résistances)
un jazz maitrisé, assumé pleinement qui laisse une grande part à la poésie
"Onze
titres qui disent à leur manière décidée,
militante, toujours non violente, que "créer c’est
résister", à moins que ce ne soit l’inverse...
C’est par une plainte mêlée d’espoir que commence le
disque, "Patria de multitudes", chant révolutionnaire des
Quilapayun dans le Chili de Salvador Allende... En duo ou en trio, la
beauté harmonique a sa place autant que l’emportement
convulsif. Pour son troisième album, le trio continue avec une
ferme douceur, à souffler le chaud et le froid, comme dans
cette version apaisée, sereine de "El pueblo unido"
du chilien Sergio Ortega, artiste engagé sur tous les fronts,
avant le tragique coup d’état du 11 septembre 1973. Le
final de l’album qui s'achève en un souffle, "Grandola,
Vila Morena" de José Afonso est l'hymne de la "Révolution (pacifique) des Œillets", déclenchée
le 25 avril 1974 par de jeunes militaires portugais avec le soutien
de la population... Dans cette musique qui n’est pas figurative,
notre imaginaire participe activement et on aime toujours autant le
drumming généreux de Bruno Tocanne, plus que jamais à
fleur de peaux, le son incisif de Lionel Martin, sa raucité
parfois sauvage, son infinie tendresse dans son hommage à
Steve Lacy. Plus réservé, Benoît Keller
n’apparaît pas moins indispensable à amarrer la
rythmique du trio, dans des interventions d’une grande finesse. Ces
trois-là se sont trouvés, de toute évidence,
leur conversation est un modèle accompli d’équilibre
démocratique et citoyen : ces musiciens savent se comprendre
en s’écoutant . Ainsi, la circulation vive des idées
se conjugue à la liberté de l’improvisation, en
imposant certaines contraintes qui donnent à réfléchir
: la musique est sous-tendue par le désir permanent de
participer au sens... Continuer à raconter une histoire, en
musique mais sans paroles, partager la suite ininterrompue de combats
et d’engagements quotidiens. Le jazz qui s’entend ainsi est
maîtrisé, assumé pleinement, d’un bout à
l’autre de cet album qui laisse grande part à la poésie
du souffle, et aux coups de cœur entre cordes et peaux"
Sophie Chambon JAZZBREAK (trio résistances)
une
prédilection mélodique, une éloquence suggestive pas si courante...
"Ces
"états d'urgence" manifestent une prédilection
mélodique, une éloquence suggestive pas si courante. La
complicité s'entend, le chemin parcouru aussi. Le trio aime à
se raconter, à prendre son temps, effleurant simplement le
thème, lançant des échanges de funambules, ou se
remémorant lentement, presqu'avec détachement,
l'essence d'une complainte... Bruno Tocanne propulse, module
l'improvisation avec la palette d'un coloriste qui n'est pas sans
évoquer Paul Motian à travers l'un de ses albums cultes
en trio "Le Voyage"...
Confirmation des disques précédents, le discours véloce
et organique de Lionel Martin n'hésite pas à tailler
des brèches dans la mélodie, il se joue avec une humeur
gracile d'éclats soudains.."
Thierry
Lepin
JAZZMAN *** (trio résistances)
à écouter de toute urgence !
"Dans
un monde où le commerce médiatique vise à
imposer une culture dominante souvent médiocre et banale, des
voix s'élèvent pour affirmer leurs opinions, mettre en
acte leurs convictions et faire entendre leurs différences.
Keller, Tocanne et Martin sont de ceux-là. Depuis 2001... ils
continuent leur combat de musiciens engagés dans la défense
du jazz dans ce qu'il a de plus vivant inventif et intègre...
On
découvre une musique qui porte en elle des valeurs de
tolérance et d'ouverture. Chaque voix est au service du
collectif et il serait bien difficile d'essayer de définir qui
de Keller, Tocanne ou Martin fait figure de leader. On notera
toutefois les qualités indéniables
de Lionel Martin, excellent saxophoniste mais aussi remarquable
compositeur. A la contrebasse, Benoît Keller s'illustre tout
particulièrement dans "Army of her", une composition qu'il
introduit par un long et vigoureux solo de contrebasse. Troisième
homme et clé de
voûte de cet ensemble, le batteur Bruno
Tocanne,
homme de culture(s) et d'expérience va bien au delà
d'une présence rythmique sans failles et complète
subtilement les couleurs du trio. Des hommages sincères
balisent le parcours. A Paul Motian par un Bruno Tocanne enflammé
dans une interprétation d'"Abacus" d'une grande intensité...
ou plus implicite, à Charlie Haden et Carla Bley puisqu'on ne
peut
pas oublier l'engagement de leur mythique
Liberation Music Orchestra.
Comme eux, le trio revisite et remet en lumière trois chansons
emblématiques des luttes de libération : "Patria de
Multitudes", "Grandola, Vila Morena" et l'incontournable "El pueblo unido"
Un disque serein et limpide à écouter de toute urgence
!
Thierry
Giard –
CULTURE
JAZZ (trio résistances)
RECEVOIR LE CD LIVE A "A VAULX JAZZ"
Master Class, ateliers, interventions scolaires...
Auprès des
élèves des écoles de musique, des musiciens
émergents, publics scolaires, médiathèques,
bibliothèques...
sur le thème des "chants de lutte et d'espoir"