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JAZZ MAGAZINE
01/ 2011 CITIZEN JAZZ 02/2011 - ELU MAITRE CHRONIQUE 01/ 2011 Un véritable enchantement A real delight Ces 4 New Dreams sont un véritable petit enchantement... J'avais voici quelque temps salué la relecture par le même Bruno Tocanne et le I.Overdrive trio de la musique de l'énigmatique Syd Barrett, membre fondateur de Pink Floyd. Ce type-là (Tocanne, pas Barrett qui malheureusement ne communique plus depuis le mois de juillet 2006), qui multiplie les rêves depuis quelque temps, est à classer sans attendre parmi ceux que j'appelle volontiers les agitateurs d'atomes, ces musiciens qui savent bousculer votre quotidien acoustique en vous suggérant des chemins sur lesquels, de votre propre initiative, vous n'oseriez pas forcément vous engager. Ils vous tapent sur l'épaule en vous disant : « Allez, tu viens avec nous, on va faire une chouette balade, tu verras, je suis certain que tu vas voir des petits coins que tu ne connaissais pas ». Ici, avec le fidèle Rémi Gaudillat Michael Bates (contrebasse) et Samuel Blaser (trombone), nous sommes en excellente compagnie. Celle de ces musiciens épris de liberté et de découverte et qui, à chaque seconde, renouvellent votre plaisir de récepteur en vous embarquant dans leurs conversations enfiévrées, en vous proposant de ne pas vous laisser endormir par un confortable conformisme. Bruno Tocanne aime l'idée de résistance et c'est aussi ce qu'on apprécie chez lui : on sent qu'armé de ses baguettes, il dynamite à la fois sa musique mais aussi notre vigilance. Mais qu'on ne s'y méprenne pas : ces 4 new dreams ne sont en rien une œuvre absconse et difficile d'accès ! Juste l'expression la plus pétillante qui soit d'une belle santé et d'une volonté de ne pas s'arrêter en si bon chemin. Toujours avancer. Et puis, quand on publie un disque sur lequel on trouve des compositions qui s'appellent «Le singulier au pluriel», «Pas si simple» ou «Le présent du vindicatif», on sait que la musique sera conjuguée avec ce mélange d'humour et d'élégance qui sont une vraie politesse faite à nos oreilles curieuses.- Denis Desassis JAZZ COLOURS ITALY 01/ 2011 Quattro musicisti così in sintonia possono trasformare quel sogno in realtà Quatre musiciens en harmonie Date le premesse esposte in intervista, non deve affatto stupire che in questo "4 New Dreams !" non vi sia neppure un brano a firma del batterista: corale l’intenzione e corale lo svolgimento, con composizioni a più mani oppure fuoriuscite dall’ingegno compositivo degli elementi del quartetto. Se Bates presenta una scrittura più tematica, come prova l’apertura con "Birthday Memorial," quella di Gaudillat è invece proteiforme e più sferzante. Alla coppia Tocanne-Blaser si deve "In a Suggestive Way", dove le fitte figure di Tocanne si piegano alla logica multifonica ed alla fantasia del giovane trombonista svizzero. Van Gogh, di Bates, ricorda l’ambientazione piovigginosa di “Ascenseur pour l’Échafaud”, con la cavalcata della tromba sulle note di un concitato contrabbasso, qui supportato dalle spingenti batterie di Tocanne. Pregnante anche l'intervento di Blaser al trombone. Il quartetto si riserva due momenti di collettiva estemporaneità in "Waiting for…" e "Le Présent du Vindicatif," in cui i dialoghi scaturiscono da spaziosi silenzi e riflessivi interplay. Così come efficaci sono anche i due Interlude, stacchi intramuscolo a interrompere la canonica sequenza dei brani e a contrastare le successive impressioni sonore. Gaudillat è autore di Shape, le cuitrame richiamano alla mente certe idee compositive di matrice ornette-colemaniana, arricchite qui dal contrabbasso archettato, e dall’ottimo impasto sonoro dei fiati. E sempre sua è la suggestiva "Alicante", in cui non è soltanto il trombettista a mettersi in evidenza, impegnato in un languido incedere insieme al trombone, ma anche il contrabbasso, il tutto cesellato dalle sfarfallanti spazzole di Tocanne. Intrigante il pedale modale di "Voodoo", jazz-rock acustico con movimento funky e radici nerissime, scritto da Bates, su cui la tromba di Gaudillat si arrampica mordente e pervicace. Il collaudato connubio Tocanne-Gaudillat è testimoniato da "Le Singulier au Pluriel", mentre l’assolo di Blaser, morbido e rimbalzante insieme, in "Pas Si Simple" prova quanto ben calato ed assimilato dal resto del quartetto sia il materiale messo a disposizione da Gaudillat. possono trasformare queUn uomo che ha un’idea, sogna; quattro musicisti così in sintonial sogno in realtà - An.Te MOZAÏC JAZZ 02/2011 Une belle et captivante musiquee d'un bout à l'autre More than a (beautiful) music that caresses, intrigues,a story that arouses interest C’est dans une certaine forme de limpidité que ces nouveaux rêves de Bruno Tocanne trouvent leur profondeur. Une limpidité que l’on doit, d’une part, aux splendides compositions qui nous sont servies, et d’autre part à l’épure dont savent faire preuve les quatre musiciens, celle-ci laissant néanmoins parfois place à des propos tourmentés. Les cuivres se superposent en de subtiles harmonies dans l’interprétation des thèmes, puis se soutiennent l’un l’autre lors des chorus. Leurs styles respectifs sont parfaitement complémentaires puisque Samueel Blaser s’attache à colorer la musique en plaçant de nombreux à-plats (pas si plats d’ailleurs) tandis que Rémi Gaudillat se met plus volontiers en retrait pour venir fendre la musique d’éclairs cuivrés, dévoilant un phrasé précis et fougueux. Michael Bates apporte une assise par ses lignes qui exploitent avec puissance et raffinement les canons issus d’une certaine tradition du Jazz et qui rappellent la liberté cadrée d’un Charlie Haden soutenant sobrement Ornette Coleman à l’époque de «The Shape Of Jazz To Come». On pense aussi, bien sûr (le titre y fait explicitement référence) aux walking bass empreintes de liberté du même géant Américain au sein du groupe Old And New Dreams. Ses chorus, qu’il prend le temps de construire et d’articuler, montrent à quel point sa liberté ne tient pas qu’aux pérégrinations harmoniques. Il sait se détacher du rythme et investir l’espace avec sobriété et musicalité, comme sur sa remarquable partie soliste sur « Alicante ». Le jeu des trois musiciens est rythmé, souligné, éclairé par le drumming plein de finesse de Bruno Tocanne. En bon leader, il se met au service de sa formation en privilégiant une pulsation ternaire très pure lors des morceaux en quartet. Il profite des titres joués en duo pour se faire plus loquace, plus nerveux. Tour à tour swinguant ou impressionniste, il donne à sa musique des orientations sans empiéter sur la liberté qu’il laisse à ses partenaires. Lorsqu’il apporte au titre «Voodoo» une pulsation binaire, il sait incorporer dans son groove impeccable un peu d’abstraction, quelques bruissements qui mettent en valeur les frappes lorsqu’elles reviennent sur le temps. Soit un magnifique travail de rythmicien inspiré et de musicien impliqué. Au delà des qualités intrinsèques de la musique (belle écriture, répartition des rôles pertinente, inspiration des solistes, propension à faire vivre la musique en la laissant circuler, travail sur les couleurs…), le disque se distingue par une construction qui traduit la volonté de proposer un projet global et d’en soigner la narration. Climats et formats changent, se chargent ou s’allègent, et l’on passe en douceur de l’apaisement à la turpitude, de l’onctuosité du Quartet élégant (le bois pour la chaleur, le cuivre pour la lumière) aux reliefs escarpés de duos intenses. Jouées à deux, trois ou quatre, les pièces s’inscrivent toutes dans une démarche logique qui permet à «4 new dreams» de proposer plus que de la (belle) musique. Une histoire, un cheminement. Constamment surpris, on se laisse emporter par cette musique qui interpelle, caresse, intrigue, berce, bouscule, et captive. D’un bout à l’autre. - Olivier Libellés JAZZWORD.COM CANADA 07/2011 An imaginative music with the tonal freedom of advanced improvisation Moving along parallel yet singular paths, these quartet (Brian Drye and Bruno Tocanne) discs are united by imaginative borrowing from Rock-styled rhythms plus the tonal freedom offered by advanced improvisation Simultaneously though both trombonist Brian Drye’s all-American combo and drummer Bruno Tocanne’s French/Swiss/Canadian group express a linkage to more traditional Jazz via their instrumentation. For a start, however, no one would confuse the band here with a conventional Jazz combo... An equivalent Johnson-Hubbard blend is brought to mind by French trumpeter Rémi Gaudillat and Swiss trombonist Samuel Blaser interplay with Bates and Tocanne on the other disc’s punning “Van Gogh”. On “Van Gogh”, the bassist’s super-fast walking of Michael Bates and the drummer’s press rolls back up the two brass men flitting from allegro to andante tempo. During its course, Blaser, who often plays with drummer Pierre Favre, brays and tongue twists with freight-train whistles or plunger tones, while Gaudillat’s solo explodes with staccato triplets until the two splutter and sputter in tandem at the finale. Less intense than standard Hard Bop, “Guilty” balances on the rolls, pops and flams of Smith, who is also in the Good for Cows duo, and downward strums from Goldberger. Following an episode of staccato, slightly askew brass bites from both horn men, Smith intensifies the backbeat and a head recap flows organically from harmonized brass work. At the same time, Tocanne, whose musical expressions is also exhibited in the Rock-Jazz Libre Ensemble and as part of pianist Sophia Domancich’s Jazz-Chamber trio, doesn’t allow «4 new dreams» to be a one-trick pony. Gaudillat’s “Pas si simple” for instance has a New York Art Quartet feeling, with the composer’s triplet runs with popping accents and the drummer’s press rolls gradually liquefying into slurring tongue stops and asymmetrical drum beats. Contributing to the time fragmenting is mirrored rubato lines from Gaudillat’s trumpet and Blaser’s whinnying timbre stretching, mostly conveyed with the use of a plunger mute. On the other hand, Bates’ weighty guitar-like twangs coupled with a sturdy back beat make “Alicante”, another of the trumpeter’s compositions, resemble an updated New Orleans funeral march. Here Gaudillat’s gentle capillary tones are mirrored by Blaser. Taking the conception further, Bates’ andante-paced “Voodoo” matches the composer’s weighty ostinato strums with Tocanne’s taps and pops, allowing space for the trumpeter most elaborate solo of the session. During its course, Gaudillat moves from bent-note flutter tonguing to stop-time open horn sweeps, finally mellowing to the extent that his emphasized grace notes mate with the bassist`s linear pedal point. Ken Waxman JAZZ LETTER 11/2012 Une musique riche et complexe pour un concert de haute tenue "Un concert en hommage à Paul Motian, disparu quelques jours avant, et constitué autour d’un quartet trombone/drums/contrebasse/trompette. Près de Samuel Blaser, Bruno Tocanne aux drums, Bernard Santacruz à la contrebasse et Fred Roudet, à la trompette, des musiciens qui se connaissent bien et à l’évidence séduits par cet outrepassement des siècles et des genres. Un genre qui a néanmoins ces contraintes de temps et de retenue, où la tape dans la main cède la place à la révérence, où les drums se mettent à confectionner une dentelle fine et solide, où la contrebasse trouve, en solo, des accents de viole profonde et où trombone et trompette entrelacent leurs accents pour des pas de deux d’une belle finesse. A l’évidence, Samuel Blaser fait du baroque sa chose, l’arpente, le colore à sa main, le trombonise avec une liberté de ton ô combien séduisante. Fred Roudet suit d’autant plus volontiers que trompette et bugle trouvent là de superbes résonnances, se prolongeant l’un l’autre de la façon la plus désintéressée. En s’aventurant sur ces pièces baroques, il y a certes le risque d’en perdre la couleur originelle. Rien de tel ici : en fait, jazz et musique classique profitent de l’apport de l’autre pour réapparaître plus riches et plus complexes, se ressourçant en permanence dans les inflexions de Bruno Tocanne et les glissades de Bernard Santacruz. Le synchrétisme musical a du bon.." JC Pennec |
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NEW YORK CITY JAZZ RECORDS USA 06/ 2011 A nice, varied program with lot of open-ended playing Un répertoire ouvert, agérable et varié Blaser’s trombone is
all over drummer
Bruno Tocanne’s 4 New Dreams!,
frequently in tandem with Remi Gaudillat’s nimble trumpet. The program
consists of compositions by Gaudillat and bassist Michael Bates,
interspersed with brief free improvisations from
various quartet
groupings. It’s a nice, varied program with lots of open-ended playing.
Behind it all the leader’s drums discretely direct the music, adding
texture as well as rhythmic drive. Tocanne’s duet with Blaser
(the humorously titled “In A Suggestive Way”) is one of the
special
moments of the disc, the two delivering an energetic improvisation that
draws on the full resources of their respective instruments. There’s
lots of energetic freebop (especially Bates’ “Van Gogh”) mixed with
well-paced slower material, the highlight of which is Gaudillat’s
“Alicante”, where the harmonized line is beautifully rendered by the
composer and Blaser. 4 New Dreams! is an auspicious
debut for this aggregation. It’s a good combination of players and one
hopes they stick around long enough to release a few more records. Une musique personnelle, créative, mélodieuse et
en toute liberté !
A free, creative, melodious and personal music 4
new dreams ! s’articule autour de dix morceaux et de deux interludes,
tous composés par les musiciens du quartet : Bates et Gaudillat signent
trois titres chacun, Tocanne s’associe à Blaser et à Gaudillat pour
deux thèmes et le quartet propose deux pièces. La pâte Tocanne se
reconnaît immédiatement et prend instantanément : une musique
mélodieuse en toute liberté ! Avec deux soufflants, une
contrebasse et une batterie, des mélodies dissonantes, mais spontanées,
une rythmique solide et bien balancée, la musique du quartet rappelle
parfois celle d’Ornette Coleman...Ces nouveaux rêves plongent
l’auditeur dans des ambiances mystérieuses, solennelles, familières,
incantatoires ou free. Les unissons, contrepoints et questions-réponses
s’entrecroisent dans des dialogues savoureux. Sonorité claire, phrasé
élégant, solos aériens ou éclatants, le discours de Rémi Gaudillat abonde de
contrastes. Michael Bates est
aussi à l’aise dans les climats noisy et free que dans les
passages groovy. Il se sert astucieusement du son velouté et chaleureux
du trombone, des rifs et des effets wa-wa pour mettre en relief les
propos de ses compagnons. Il
possède un gros son grave et imposant. Il
alterne une walking entraînante, des rifs profonds, des motifs sombres
à l'archet … Grâce à un jeu souple et mobile, Samuel Blaser s’adapte
vite et bien à tous les environnements. Égal à lui-même, Bruno Tocanne fait
chanter sa batterie : le touché léger ou la frappe lourde, les
baguettes foisonnantes ou minimalistes, un pur chabada ou des «tambours
africains»… Une fois de plus, Tocanne
et son quartet font
mouche: ces "4 new
dreams
!" transportent les auditeurs dans un monde musical personnel, créatif,
sans concession et dans lequel chacun trouve son plaisir -
Bob Hatteau
CULTURE JAZZ 12/ 2010 Une musique libre et chantante. Absolument convaincante ! A free and singing music... Authentic and absolutely convincing Si on
cherche la source des rêves éveillés de Bruno Tocanne, on va peut-être
creuser du côté des quartets de Max Roach. Il évoque le batteur leader
engagé, attentif au développement de la musique dans un large
espace de liberté où l’harmonie se définit d’elle même sans instrument
assigné à cette tâche... Ensuite, on pensera peut-être à Charlie Mingus
pour l’esprit de workshop, musique d’artisans qui mettent
leur énergie expressive au service d’idées partagées autour d’un guide
qui esquisse une esthétique commune.
Avec ces rêveurs là, l’utopie devient réalité. Bruno
Tocanne parvient à rassembler des musiciens portés par un même idéal
artistique en gommant les frontières. Le new yorkais Michael Bates (contrebasse en bois
chantante et vibrante) et le suisse Samuel
Blaser
(trombone souple et chantant) se sont parfaitement adaptés aux climats
aérés de l’équipe que constituent les deux complices Rémi
Gaudillat (trompette vive et
vindicative) et Bruno Tocanne
(batterie affûtée et cymbales tranchantes). C’est dans un esprit de
partage et avec une remarquable sérénité qu’il nous entraînent dans
leurs rêves en toute lucidité. Une musique libre, chantante comme des protest songs, sans violence mais
sans concessions, authentique et absolument convaincante !
Un très beau disque sur le nouveau label Instant music records
- IMR
que dirigent Bruno Tocanne et le guitariste Alain Blesing" -
Thierry
Giard
LE SON DU GRISLI 02/2011 - JAZZAPART Un profond sentiment de liberté A full sound... a deep sense of freedom Voici
le troisième opus du projet "new dreams" emmené par
le batteur militant Bruno Tocanne. Après "new Dreams nOw !"
(en trio et en 2007) puis 5 New Dreams
(en quintet, un an plus tard), voici 4 new
deams ! Ici, aux côtés des deux membres «historiques » de New Dreams (le batteur Bruno Tocanne et le
trompettiste Rémi Gaudillat,
se joignent les fraîchement débarqués Samuel Blaser (trombone) et Michael Bates (impérial à la
contrebasse) Si les formations
changent au long de ces trois disques, un même esprit les inspire
: celui d'Old
and New Dreams, groupe emmené par
quatre compagnons d'Ornette Coleman dans les années 70 et
80. Utiliser la liberté de ton, l’affranchissement de la norme
d’Ornette pour chanter les idées libertaires et les utopies d’alors,
tel fut le propos d’Old
and New Dream. Propos repris à
leur compte par les équipages de
New Dreams. En 2007, Bruno
Tocanne
confiait : «Alors que certains souhaitent liquider l’héritage de 1968
et des années qui ont suivi, il s’agit bien ici de l’affirmation de
notre désir de continuer à inventer collectivement de nouveaux rêves,
de nouvelles utopies, de nouveaux rapports humains…sans
lesquels aucune poésie, aucune création, ni aucun projet
collectif ne sont possibles ». Dans ce 4 New Dreams!, de l’Old
and New Dreams on retrouvera le
choix du quartet sans piano, d’instruments percussifs qui peuvent se
mettent à chanter, et de soufflants qui savent battre le rythme. Le
choix, finalement, d’une musique sans hiérarchie ni leader, égalitaire,
communautaire, aux mélodies - manifestes et aux improvisations -
idéaux. On y retrouvera aussi les terres africaines, origines
rêvées d’une musique émancipée, l’évidence des mélodies simples et le
trouble qui s’y installe bientôt, l’euphorie des jours de fête et la
mélancolie qui leur succède. On y retrouvera, enfin, le choix de puiser
sans nostalgie dans les rêves d’hier pour construire les utopies et les
musiques de demain. De la majesté sereine
de "Birthday
Memorial"
aux progressions heurtées d"In a Suggestive Way", des changements de
rythme de l’élastique "Van Gogh "aux bienheureux
hasards de l’improvisé "Waiting for…"
tout le reste du disque se déroulera sous les auspices de ces quatre
premières plages : un son ample, maîtrisé, mais gracile tout de même,
au service de compositions d’une très haute tenue. Le tout traversé par
un profond sentiment de liberté. Pierre
Lemarchand
JAZZRU Worldpress RUSSIA
03/2011"Первый
релиз нового лейбла, Instant Music Records, основанного при
непосредственном участии Брюно Токанна — известного французского
барабанщика, продюсера и популяризатора современной импровизационной
музыки. На сей раз Токанн, в личном словаре которого слово «dreams»
явно занимает какое-то особое место и и потому включается им в название
новых проектов почти обязательно, представляет аудитории квартет с
канадцем Майклом Бэйтсом (контрабас), французом Реми Годийя (труба) и
швейцарцем Самуэлем Блейзером (тромбон). Состав, что и говорить,
недурной — как инструментально, так и по именам, если всерьёз
поинтересоваться творческими биографиями музыкантов. На диске
двенадцать авторских пьес (отметились все четверо), выдерживающих
разный баланс между композицией и
импровизацией, представляющих
энергетику в диапазоне от вдумчивой и негромкой до отчаянной и бешеной,
но так или иначе грамотно уложенных в осмысленную , как говорят
артиллеристы, «серию»: всё направлено в одну точку, и специфика каждой
конкретной пьесы работает на суммарный результат. Токанн с товарищами
более чем убедительно показывает, что запоминаемость мелодии не
является обязательным признаком понятия «современный джаз», а
отсутствие этой запоминаемости не является признаком понятия
«авангард». В «Четырёх новых мечтах» найдётся и вполне бибоповый
блуждающий бас, и неоклассические переклички духовых, и «шум и ярость»
ансамблевой импровизации, но в любом случае — это остаётся интересно и
музыкально. Словом, как писали в аннотациях на серьёзные книжки
советских времён — «для специалистов, а также широкого круга
интересующихся джазом».
LES ALLUMES DU JAZZ 03/2011 Une musique finement collective, belle et chaleureuse. Beautiful music, warm and melodious, largely convincing Entre
jazz new yorkais et musiques improvisées européennes, Bruno Tocanne
s'autorise (et nous invite) à rêver avec la lucidité attentive d'une
conscience en éveil. Sa musique, finement collective, est belle,
chaleureuse et chantante, largement convaincante. Jean-Paul
Ricard
THE STASH DAUBER USA Plenty of space for the groove to breathe European jazz seems to be on a roll, with veteran players like Peter Brotzmann and Han Bennink counted among the music's most revered figures, and Lisbon-based label Clean Feed emerging as this decade's Blue Note. Musos like Portuguese saxophonist Rodrigo Amado and Swiss trombonist Samuel Blaser even run their own labels. Now you can add French drummer Bruno Tocanne to the list. Tocanne's a jazzman with one foot in rock; one of his projects is the I. Overdrive Trio, a Syd Barrett tribute outfit. He's served as artistic director of the imuZZic collective for over a decade, and launched the Instant Music Records label in 2010. On 4 New Dreams !, he leads a quartet where Blaser intertwines contrapuntal lines and swaps solos with trumpeter Remi Gaudillat. The leader never rushes the proceedings, always ensuring that there's plenty of space for the groove to breathe and the listener to cogitate. The music's mood is somber and reflective, and the performances are beautifully recorded, so that every intimate detail and nuance is clearly audible. JACQUES CHESNEL - HAUT ET FORT 01/2012 Un monde sensuel et dansant qui n'est pas sans évoquer Paul Motian "(Bruno Tocanne) donne à sa carrière une nouvelle dimension en se lançant dans une série intitulée "new dreams" en 2007, dont les disques qui s’y rattachent expriment la tonalité fortement onirique augmentée d’un grand élan de liberté du projet ; pour cela, le batteur aime s’entourer de partenaires accomplis s’intégrant parfaitement à son univers tels les trompettistes et buglistes Rémi Gaudillat et Fred Roulet, les contrebassistes Michael Bates et Benoît Keller ainsi que l’étonnant et détonnant tromboniste Samuel Blaser, la plupart de ces musiciens que l’on retrouvera également dans les disques Madkluster vol.1 et le Libre(s)ensemble, formation de neuf musiciens. "4 News Dreams !" , intervient après "new dreams nOw !" (2007) et "5 new dreams" (2008) ; il y a dans les 12 morceaux (énumérés comme une suite) de ce quartet une ambiance emphatique parfois proche de la grandiloquence (Waiting for…) et de l’emportement, voire de la fureur contenue ou le tumulte (Shape), que contredit souvent une atmosphère jubilatoire animée particulièrement par Samuel Blaster et les ponctuations toujours justes et sensibles de Bruno (qui n’est pas sans évoquer par ses couleurs le monde sensuel et dansant de feu Paul Motian). RADIO PLURIEL 03/2011 Un jazz émouvant et sincère Le Bruno Tocanne "4 new dreams !" nous délivre ici un jazz émouvant... Quatre personnalités qui donnent corps à une entité sincère, ou la mélancolie cède vite place à une énergie libératrice. "new songs" tour 2009/2010 JAZZ
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