IMR ALBUM 2011 ![]() MAITRE CHRONIQUE 03/2011 Un sentiment de profonde jubilation... Un manifeste brûlant ! - A deep sense of jubilation... A burning manifesto ! Un manifeste
brûlant... qui regorge d’influences
parfaitement assimilées... Il y a dans cette musique l’évidence cuivrée
des hymnes du Liberation Music Orchestra de Charlie Haden, les
fulgurances chaloupées d’un Ornette
Coleman au temps de son double quartet Free Jazz, les
déchirements d’un John Zorn
mais aussi son naturel mélodique, les tentations bruitistes d’un Henry
Cow, celui de Unrest
par exemple, ou les scansions rageuses et électriques d’un King Crimson
époque "Red"... Libre(s)ensemble
est un
disque goûteux, gorgé de sucs et de sève... une heure de
pétulant fracas à s’en mettre plein les oreilles jusqu’à plus
ouïe !...
Une œuvre fascinante où tous les instruments sont à la fête et viennent
marcher dans les pas d’Ornette Coleman ou John Zorn tant le groupe
jubile de liberté explosive. Chacune des compositions réserve sa part
de surprise, multiplie les expérimentations dans une vraie euphorie
créative… L’essentiel est là, dans la densité du propos ; dans
l’absence de caresse dans le sens du poil qui, de fait, se dresse
souvent sur la peau ; dans le fait que pas un
musicien se semble vouloir tirer la corde à lui ; dans la volonté
d’avancer en toute ébullition ; dans la cohésion et la liberté de
ce big band ébouriffé qui sont remarquables, au point
qu’on aurait envie de le rebaptiser "Équilibre(s)ensemble". Quand
j’écoute, ré-écoute et
écoute encore ce disque, je me dis que tout n’est pas perdu... La
marmite continue de bouillir, les
ingrédients sont probablement plus nombreux qu’ils ne l’ont jamais été
et la greffe depuis quelques années d’une belle branche rock sur
l’arbre du jazz prend bien, ça commence à bourgeonner
joyeusement..Précipitez-vous
sur "Libre(s)ensemble" !. -
Denis
Desassis
MOZAIC JAZZ 04/2011 Une œuvre passionnante et jubilatoire - An exciting and exhilarating work "On
entre dans l'univers du Libre ensemble comme dans une grande maison
marquée par le passage des amis et des membres de la famille. Une
grande maison où chacun aurait contribué, en laissant un peu de lui, à
faire de cet endroit un grand bordel dépareillé au sein duquel le
visiteur se sent chez lui puisqu'à l'évidence c'est chez tout le
monde. Loin de la fadeur « art déco » des projets dont le
concept prend plus d'importance que la musique elle même, ce disque (le
premier de cette joyeuse équipe), est comme un lieu de vie dont la
seule règle, implicite, serait de privilégier l'échange pour faciliter
l'épanouissement... La musique prend ainsi naissance dans le grand
espace entouré de tous ces apports musicaux. Dans cet espace se
fondent, s'imbriquent des cuivres dont les arrangements donnent une
impression de volume sur les thèmes écrits et un sentiment de nombre
dans les improvisations collectives, des guitares qui savent se faire
tranchantes ou discrètes, ainsi qu'une rythmique d'acier au sein de
laquelle les lignes solides de Benoît Keller donnent une assise aux
polyrythmies de Bruno Tocanne
et Arnaud Laprêt. Mais surtout
c'est le
contraste entre l'impétuosité du jeu spontané (la notion de liberté
collective vaut aussi bien pour les couleurs musicales personnelles que
pour l'absence audible de schémas trop structurants) et la rigueur
d'une écriture elle aussi plurielle qui donne à cet album son caractère
et sa grande originalité. Chaque pièce bénéficie d'une ambiance et
d'une architecture recherchée. Les solis s'échappent souvent d'une
masse sonore souvent compacte, dévoilant l’éventail impressionnant de
nuances de l'orchestre. Développés de façon intimiste ou collective,
les chorus apportent une réelle
fantaisie dans l'interprétation des pièces.
Entre joie de vivre et joie de jouer, l'engagement des 9 musiciens est
total, et le message du Libre ensemble, clairement exprimé par le nom
même du groupe et de leur album, mais aussi par les thèmes choisis pour
les titres... Une œuvre
passionnante où énergie rock et
abstraction font bon ménage, où de
délicieuses mélodies sont interprétées et habillées avec la flexibilité
d'une petite formation et la force de frappe d'un grand orchestre.
Ce disque jubilatoire, difficile à décrire en quelques mots, s'écoute
et se ré écoute avec une étonnante facilité. Il y a de la place pour
vous dans la grande maison conviviale. Venez y quand vous voulez, la
clé est sous le paillasson."
Olivier Acosta
JAZZCOLOUR Italy 08/2011 Un lavoro che festeggia bene l'anniversario di uno dei collectivi le piu vitali de la scena francese, al quale non si puo che augurare lunga vita MAITRE CHRONIQUE 03/2011 Passionnant de bout en bout - Exciting all along "Enthousiasme
à l’écoute de Libre(s)ensemble, disque échevelé et passionnant de bout
en bout... Ce disque mérite vraiment le détour. Ce kaléidoscope à dix
voix qui s’expriment d’égale à égale, où viennent frotter leurs
molécules créatives les atomes d’Ornette Coleman, de l’Afrique ou bien
encore de King Crimson est un réjouissant condensé de tout ce que peut
avoir de meilleur une musique savante mais désentravée des raideurs
d’un académisme pesant et, surtout, totalement libre des directions
qu’elle veut prendre. La séduction est totale et immédiate !" - Denis Desassis
LES DNJ 08/2011 L’aventure d'un jazz actuel... Une musique dense, profonde et engagée "Libre(s)
ensemble symbolise bien l’aventure du jazz actuel que l’on peine
parfois à définir quand il n’est pas revivaliste, ou trop bien défini
par une nomenclature rigide. Ce
collectif au nom emblématique suit les traces du jazz, en continue
l’histoire, la prolonge, là où le précédent album l’avait laissé : se
retrouvent en effet les textures affranchies du premier trio, au nom
évident de Résistances (Tocanne, Keller, Martin), ou les envolées
excitantes du quintet New Dreams par exemple. Avec une évidence
radieuse, cette formation à 8 (+ une clarinettiste sur deux
titres) entre dans la nébuleuse imuZZic, donne à entendre que l’on peut
encore réunir des esthétiques différentes, des effluves de la campagne,
« le chant des marais», aux emballements rock «La coupe deTirésias»,
réconcilier des approches en apparence éloignées : les climats évoluent
d’un titre à l’autre, brouillant les pistes, mais on en reconnaît
l’état d’esprit dans les joyeux rebonds de Tocanne, ou la guitare
volontairement électrique, emportée ou bruitiste de Philippe Gordiani.
Le jazz a la vie dure, il perdure, toujours sous tension dans «Free for
Ornette», franchement affirmé dans la Suite de Rémi Gaudillat..,Le répertoire de cet
album (compositions de Philippe Gordiani
(guitare), Bruno Tocanne (batterie), Rémi Gaudillat (trompette et
flugelhorn) est éclectique et pourtant homogène, à l’élégance
savante, tout en sonorités de cuivres, bois, peaux, cordes, racontant
une traversée initiatique, aux ruptures franches.
Précisément, la brisure fait éclat… A l’écoute immédiate se déploient
certains implicites car on sent bien que tous ces musiciens arpentent
un même rivage à la recherche d’un horizon partagé. Leur musique dense,
profonde et engagée, marque la volonté obstinée de faire entendre un
jazz porteur à la fois de sens et de vertus formelles. Ces musiciens
qui vivent dans les monts du Beaujolais savent ce que jazz veut dire :
faire du nouveau sans perdre ses repères, créer une musique
qui évolue librement dans l’instant. Et ils agissent aussi… dans une
diversité de projets, de pistes possibles pour une musique
d'aujourd'hui qui soit reliée à l’actualité." -
Sophie Chambon
CULTURE JAZZ 04/2011 Force et sincérité - Strength and sincerity "Le
réseau Imuzzic fait renaître le concept de "Liberation Orchestra". Nous
ne sommes plus en 1968 mais en 2011... et la lutte continue. Dans cet
esprit, le Libre Ensemble veut jouer collectif mais en préservant et
valorisant la personnalité de chacun de ses membres. Sur un répertoire
combattif à base d'hymnes et de chants sans paroles propices aux
envolées des solistes volubiles, cet octet dégage une impression de
force et de grande sincérité. Une "utopie réaliste" aurait dit René
Dumont, jadis !"
JAZZ A PARIS 11/2011 Une belle réussite collective - A nice collective success "...On pourrait
poursuivre la maladroite tentative de description des différentes piste
de ce très beau disque.
Mais le surprenant mélange de régularités et de chaos, la qualité des
arrangements (ils sont réputés collectifs, dont acte), la variabilité
du déploiement instrumental, la séduction des thèmes... sont déjà là
pour un voyage abordant terrains (modérément) balisés et espaces
d'aventures.
Cependant, les couleurs, les références changent d'une pièce à l'autre.
En témoignent par exemple deux pièces au coeur du disque qu'on pourrait
presque opposer : "Free for Ornette" (tout est dans le titre) et le
"Chant des Canuts" qui remue des accents qu'on croyait oubliés. Et que
dire du très changeant, du très chatoyant, "Free KC to Gawa" ? ... - Guy Sitruk
JAZZOCENTRE 02/2012 Jazz, free on the Rock ! Libertaire et charmeur... La
révolution, à un moment donné, faut arrêter d’en parler, et la faire. Libre(s) ensemble,
c’est pareil. Le blabla sur le
rock dans le jazz, la mort du jazz libre, la liberté du rock dans le
jazz, toussa, toussa comme on dit maintenant, à un moment donné,
t’arrête d’en parler… et tu écoutes Libre(s) ensemble faire. Et là, tu rajeunis
de 20 ans d’un coup ! Tu te retrouves un soir de 14 juillet, jubilant
au beau milieu d’un public médusé, à vibrer aux sons trafiqués d’une
Marseillaise destructurée par deux abominables membres du crime musical
inorganisé (*), avec la complicité d’un gang de papys infiltrés dans
l’harmonie du village. Autrement dit, tu
découvres dans Libre(s) ensemble :
(*)
Yves Robert et Michel Godard, éminents piliers de l’Arfi des années 90,
dont je retrouve l’esprit libertaire et charmeur dans ce Libre(s)
ensemble. C’est dit.- Des réminiscences d’hymne national (américain) détourné en superbe chant de lutte ouvrier (lyonnais) du XIXe siècle (La Révolte des Canuts) - Un vrai bordel organisé de sons stridents, de basses grondantes, de percussions désarticulées, de mélodies écartelées (Free for Ornette) - Des éclats de fanfare joyeuse et décomplexée, prête à se frotter aux musiques de son temps (Q.L.) - Un chouette morceau afrobeat qui te rappelle tes manifs lycéennes au son du Black President (Free KC to Gawa) - Une pulsation rock dure à devenir accro en un quart de ton (La Foley) - Et encore d’autres facettes de cet ensemble facétieux, où ne manquent ni la cohésion, ni l’imagination, ni le précieux humour de ceux qui ont un talent fou, et sont aussi capables de s’approprier avec un naturel confondant, le plus poignant des chants de liberté et de résistance (Le Chant des Marais). Libre(s) ensemble, quoi qu’il en soit, c’est un beau programme. Adoptez-le ! SUR SCÈNE - ON STAGE ![]() JAZZ LETTER
Tous ensembles mais tous différents Ici
toutes les interventions concourent à
élargir le cadre et à s’extirper des lieux communs. Au fil de
la soirée, le ton monte, les choses s’imbriquent toujours mieux
jusqu’au final, consacré à deux pièces de Rémi Gaudillat.
Une belle
intro de trompette, un solo somptueux de trombone, avant l’arrivée du
sax soprano, l’intrusion des
percussions, en renouvellement incessant et, enfin, la valse complice
des guitares. Alors, l’ironie, toujours à fleur de peau chez tout
collectif qui se (et nous) respecte, reprend
ses droits" - Jean-Claude Pennec A Vaulx Jazz
Festival
RADIO PLURIEL 03/2011 Une tribu bouillonnante qui porte bien son nom ! "Elle porte bien son nom cette tribu bouillonnante qui mélange dans son chaudron magique pop, rock, jazz, afro, free... Là encore, pas de mise en avant personnelle, des arrangements communs, un véritable travail collectif au service de la musique..".Jacques Perrichon CULTURE JAZZ Maîtrise instrumentale, énergie, liberté et complicité - Instrumental mastery, energy, freedom and abetting 2010 voit le réseau imuZZic fêter ses dix ans. A cet âge, on est jeune, plein de rêves, de fougue, mais on sait déjà ce que l’on veut comme ce que l’on fait. Le Libre Ensemble dont le nom évoque à la perfection la philosophie du collectif, s’est présenté sur scène augmenté du contrebassiste Michael Bates, du saxophoniste Quinsin Nachoff et du tromboniste Samuel Blaser. La musique délivrée par ce «onztet» est à l’aune des productions habituelles du réseau : un savant mélange de maîtrise instrumentale allié à une écriture fine, le tout habillé d’une énergie, d’une liberté et d’une complicité renouvelables à loisir.Les libres instrumentistes tiennent ensemble leur rang..." - Yves Dorison A Vaulx Jazz Festival JAZZ LETTER Groovy et chaleureux... Proche de la soul music avec un gros son rock Warm and groovy... A spirtit next to the soul music with a rock sound A Vaulx Jazz Festival JAZZ RHONE ALPES Scotchés dans nos fauteuils par l'intensité de la prestation ! Festival Sur Lignon 08/2010 De la musique énergisante à consommer sans modération Cette formation initiée par le batteur Bruno Tocanne présente quatre soufflants : Elodie Pasquier aux clarinettes, Damien Sabatier aux saxophones, Rémi Gaudillat à la trompette et au bugle et Loïc Bachevillier au trombone ; deux guitaristes Fred Meyer et Philippe Gordiani ; le contrebassiste Stéphane Arbon et le percussionniste Arnaud Laprêt. Ce nonet se pratique depuis longtemps, la confiance est installée. Ce choix est parfait pour illustrer une soirée consacrée à l'improvisation. Les trames de départ sont écrites et rapidement des dialogues ou soli improvisés se mettent en place. L'écoute à ces moments-là est perceptible, l'un ou l'autre guExciting all alongette l'instant opportun d'une intervention, ou non. Et puis une main se lève, un signe est transmis et les tutti reviennent pile-poil dans le timing, comme si ça coulait de source. Intersection de tous pour mieux ouvrir de nouveaux chemins à explorer à un, deux ou plus. Quelquefois ça part dans tous les (bons) sens, on touche à du rock bien lourd, à du jazz très free, on approche de la musique russe du 20ème siècle, mais toujours avec une ligne directrice, celle du bien jouer ENSEMBLE, et "ça le fait" ! Ce Libre(s) Ensemble, décrasse les oreilles et ramène le sourire aux lèvres, de la musique énergisante à consommer sans modération. Pour reprendre la technique d'Alain Bailly je rappellerai cette citation entendue lors du colloque du matin "La liberté des autres étend la mienne à l'infini" (Bakounine) qui m'est revenue à l'écoute du Libre(s) Ensemble" Pascal Derathé - Saint Fons Jazz Festival 01/2012 |
|
JAZZ.Pt
- PORTUGAL 06/2012
Intrigante "Uma “big band” pode servir dois propósitos: apresentar uma larga panóplia de timbres, permitindo as mais variadas associações instrumentais, e ganhar imponência por meio dos uníssonos, contrapontos e jogos de pergunta e resposta da sua secção de sopros. O Libre(s)ensemble privilegia o primeiro tipo de abordagem, muitas vezes soando apenas dois ou três dos músicos, mas sem que tal relativize o impacto dos momentos em que é a energia que conta. Os contrastes assim criados relativamente ao “tutti” mais exponenciam o outro paradoxo sustentado por este álbum: aqueleque ouvimos quando se intercalam situações de liberdade e espontaneidade e passagens estruturantes e solidamente ordenadas. Ou seja, estamos perante uma máquina que continua a funcionar – de outro modo, claro – quando só algumas das suas parte “mexem”. Intrigante…" Rui Eduardo Paes JAZZ MAGAZINE 03/2011 Cohérent, engagé, ardent et généreux... Ça décoiffe ! - Coherent, ardent and generous ... "On retrouve notamment avec plaisir le batteur Bruno Tocanne dont nous avions salué le "4 new dreams !" paru sur le même label.. On perçoit la cohérence d'un programme qui mêle, de façon apparemment échevelée, fanfares joyeuses et riffs ravageurs, échappées free et mélodies lancinantes... L'expressivité malicieuse et candide à la fois de Damien Sabatier n'est pas ici sans évoquer Maurice Merle ou Jean Paul Autin de l'ARFI, dont ils partagent un même mot d'ordre d'engagement collectif et de décloisonnement. Quelque chose d'ardent et de généreux est là, qui s'exprime tant dans l'alliage très riche des vents, des guitares et d'une belle palette de sons et d'effets que dans le lyrisme mélodique qui couve ("Bruno Rubato"), se met en marche inexorablement ("La révolte des Canuts") ou explose ("Crépuscule avec Nelly"). Ailleurs la collision des grooves et des cultures décoiffe irrésistiblement ("QL" , "Free KC to Gawa"). Tous les arrangements sont signés du collectif entier, ce qui explique en grande partie l'unité qui se dégage de ce répertoire puissant avec joie (communicative) et virtuosité aux sources les plus vives." - Vincent Cotro CITIZEN JAZZ 03/2011 Une véritable force de frappe ! - A real task force ! "Fondé à l’occasion des dix ans du Réseau imuZZic Libre(s) ensemble se présente pour son premier album en véritable force de frappe forgée au fil du temps par les membres les plus actifs du collectif. Partisans de l’immédiateté comme d’une vision très maîtrisée des larges formations égalitaires, ceux-ci explorent un langage contemporain et très électrique qui ne s’interdit aucun chemin, fût-il de traverse, sans prendre à rebours la puissance et l’envie commune " - Franpi Barriaux ELU SUNSHIP 04/2011 Un des disques les plus réjouissants de ce début d'année - One of the most enjoyable record of early this year "Le fabuleux Libre(s)ensemble, qui compte Bruno Tocanne parmi ses membres, signe l'un des disques les plus réjouissants de ce début d'année, tant par sa liberté, proclamée dès le titre, que par sa vision en mouvement d'une musique qui ne semble se fixer aucune limite. On retrouve dans cet orchestre un fidèle de Laurent Dehors, Damien Sabatier, que nous aimons beaucoup par ici et un répertoire riche et porté par des musiciens enthousiastes. Les références aux chansons de lutte, très présentes dans cet album (Le chant des Canuts, Le chant des Marais...) rapproche bien évidemment le propos du Liberation Music Orchestra de Charlie Haden. Mais l'élan de Libre(s)ensemble ne s'arrête pas à une seule influence... Il expose une vison très libertaire, radicalement revendiquée. la liberté individuelle s'épanouit dans une responsabilité collective et un respect de l'individualité qui construit une multitude fondée par tous : à lui sel le titre en détient la clé. Les influences sont ici un creuset commun où chacun se retrouve sans jamais s'enfermer". - Franpi TOP 10 - 2011 LE MONDE blog 04/2011 Un disque radieux et euphorique. Une musique mélodieusement free. "En 2000, imuZZic voit le jour : un collectif de musiciens réunis autour d’une vision commune de la création ; former des groupes avec des aspirations similaires, mais laisser libre-court à l’improvisation et s’ouvrir à des artistes d’horizons différents. Bruno Tocanne , infatigable moteur de cet ensemble de passionnés, réussit le pari de rassembler plus d’une cinquantaine de musiciens pour des master-classes, des tournées, des résidences, des disques… En dehors des groupes qu’il anime comme ses "new dreams", Tocanne participe à de nombreux autres projets, dont le «Libre Ensemble». Cet octet a été créé en 2010 à l’occasion des dix ans d’ImuZZic. Il regroupe des habitués du collectif et de nouveaux venus : Rémi Gaudillat et Fred Roudet à la trompette ou au cornet, Damien Sabatier aux saxophones (sopranino, alto et baryton), Philippe Gordiani et Fred Meyer à la guitare, Benoît Keller à la contrebasse, Arnaud Laprêt aux percussions et Bruno Tocanne à la batterie. L’octet invite également la clarinettiste Élodie Pasquier sur les deux premières plages du disque éponyme. Le titre annonce la couleur - la liberté est le maître mot – et les dix morceaux sont concis : en cinquante minutes, Libre(s)ensemble va droit au but.... A noter également que Libre(s)ensemble est le deuxième album publié par le récent label d’imuZZic : Instant Music Records - IMR. Libre(s)ensemble est placé, sous le sceau du free, bien sûr, mais, comme toujours avec Tocanne et les musiciens d’imuZZic, la mélodie reste un élément clé. Quand l’octet ne délire pas dans un foisonnement joyeux de notes organisées, les voix s’entrecroisent dans des polyphonies subtiles, tandis que les rifs des chœurs pimentent les chorus et la section rythmique maintient une pulsation balancée. D’une plage à l’autre, les climats sont tempérés ! Des accords de guitare répétitifs et martelés contrastent avec les développements ciselés des soufflants ; des nappes de sons mystérieuses et zen servent de décor pour le jeu touffu de la batterie ; un démarrage aux tambours, suivi d’une fanfare, laisse la place à une ambiance de rock alternatif ; un hymne majestueux s’achève sur une rythmique puissante, sur laquelle la clarinette tisse un solo délicat ; une ambiance quasi-folklorique devient rapidement nostalgique et respectueuse ; un clin d’œil luxuriant à Thelonious Monk développe une tension explosive … Libre(s)ensemble est un disque radieux et euphorique, le reflet de la libre entente d’un groupe d’artistes épris de musique mélodieusement free". - Bob Hatteau THE STASH DAUBER 09/2011 blog USA A whole spectrum of moods and influences "Libre(s)ensemble is a big band that covers a whole spectrum of moods and influences with two trumpets, two guitars, and one or two woodwinds atop bass, Tocanne's drums, and percussion... "Suite for Libre Ensemble" winds its way through four different movements, which are alternately Spanish-tinged, Henry Cow-like, freewheeling, and folkloric-but-_out_. "Le chant des marais" starts out with a jangling rhythm guitar like something out of Lighthouse or one of those other early '70s "jazz rock" bands. Elsewhere, there are echoes of Shannon Jackson's Decoding Society (back when he still had the scream trumpet), Jack DeJohnette's Directions, and even the ethereal, spacey side of Ornette's Prime Time. Overall, though, Libre(s)ensemble is most evocative of Carla Bley's work with Charlie Haden's Liberation Music Orchestra and her own bands. It's not just the eclecticism, it's the way the horns are voiced. The soloists are uniformly strong, but it's the compositions and the way the constituent parts interact as a whole that are the focus here. Together, these two discs form an auspicious debut release for Instant Musics" NEOSPHERE 04/2011 Libertaire et d'une sublime intensité - A subime intensity "imuZZic
publie la deuxième référence de son label IMR avec ce disque fort
compact au packaging aussi simple que beau (the less
is more !). C'est
un double quartette sur la pochette, à l'instar de
celui de l'historique Free
Jazz d'Ornette
Coleman. Ils sont neuf sur ce disque à
faire perdurer l'indépassable héritage libertaire. Et à l'emmener
ailleurs par des rythmiques plus rock, des sonorités électriques et des
compositions classiques d'une sublime intensité (Le chant des marais).
On pense par moments aux meilleurs collectifs d'Henri Texier,
Libre(s)ensemble propose une palette sonore au moins aussi riche.
Libre(s)ensemble relève un défi casse-cou : proposer une palette
particulièrement éclectique de compositions / improvisations
orchestrales en préservant la cohésion du tout. Cela tient à une
évidence : tous les membres sont collectivement auteurs des
arrangements et apportent leur touche personnelle. "Libre(s)ensemble"
n'est pas le slogan d'un parti politique moribond feignant de mettre en
application une démocratie participative, "Libre(s)ensemble" est ici un
fait avéré. Mieux en encore, on n'a plus besoin de s'en soucier, on a
juste à apprécier le résultat." - Neosphere
Démocratique et sans œillères - DemocraticLES ALLUMES DU JAZZ 03/2011 JACQUES CHESENEL - HAUT ET FORT 01/2012 Un langage assumé, contemporain et éclectique "Cette formation au langage très contemporain fort éclectique revendique, assume et assure une totale liberté exprimée avec caractère aussi bien le chant révolutionnaire (La révolte des Canuts) que l’expression du jazz le plus free (Free for Ornette) au cours des 10 compositions dont une Suite for Libre Ensemble, musiques très élaborée dans les structures et débridées dans les interventions solistes. Sans concessions ni opportunisme. Puisqu’on reparle d’Albert Camus à l’occasion du cinquantenaire de sa disparition, me revient cette phrase de lui : L’art n’est pas à mes yeux une réjouissance solitaire ; il est un moyen d’émouvoir le plus grand nombre d’hommes en leur offrant une image privilégiée des souffrances et des joies communes… ce qui caractérise la musique incarnée de/par Bruno Tocanne" JAZZWORD.COM 01/2012 A music that ingest the percussive flavors of rock music and ethnic percussion, while keeping free Jazz and swing as main course Les saveurs percussives des musiques rock et ethniques avec le free jazz et le swing comme plats principaux. "Libre Ensemble’s main
man, drummer Bruno Tocanne leads his mostly French band through 10
tunes that ingests the percussive flavors of Rock music and ethnic
percussion, while keeping Free Jazz and Swing as main
courses...Similarly, although Gaudillat and Gordiani are long-time
Tocanne associates, the CD only contains so many guitar and brass solos
because each man has a doppelganger – trumpeter and flugelhornist Fred
Roudet and guitarist Fred Meyer. To emphasize further liberation, the
first two tracks on the CD swell the band to an octet, adding and
featuring bass clarinetist Elodie Pasquier, who is in another
Lyon-based trio with percussionist Arnaud Laprêt. This material also
depends on flutter tonguing from the trumpets, thick guitar riffs and
layered reed counterpoint with bass clarinet lines and snorting
saxophone vibratos from Damien Sabatier. Especially notable is “Bruno
Rubato”, composed by the drummer plus pianist Sophia Domancich. Here
slanted guitar chords avoid Jazz textures to contrast with Tocanne’s
Boppish paradiddles. Overall the piece is humorous and high spirited;
Sabatier’s alto lines are suitably intense, while Pasquier’s moderato,
woody textures are simultaneously chalumeau and fortissimo. Another
stand out for the septet formation is Gordiani’s “Dans la coupe de
Tiresias”. With the guitarists producing a rasgueado ostinato and the
percussionists’ rhythm that could come from batás and dumbeks, the
horn-harmonized theme is further decorated with baroque touches from
the trumpets. Standing out is a vamp that squirms beneath
fleet-fingered guitar licks. In the meantime the session’s centrepiece
is the four-part Suite for Libre Ensemble, with three of the four
sections composed by Gaudillat and the remaining one – “Free for
Ornette” – a group improv. Among the overlapping capillary cries, nasal
split tones from the saxophonist and continuous rumbles, pops and ruffs
from the percussionists is a simple folksy narrative. Sounding at times
like “Red River Valley”, string interpretations run from slurred
fingering to vibrated fuzztones. Using all the colors
available from an expanded – but not bloated – line-up, plus fusing
slices of other musics onto a Jazz-Improv base, this Continental
ensembles create noteworthy disc" - Ken Waxman
JAZZ LETTER Groovy et chaleureux... Proche de la soul music avec un gros son rock Warm and groovy... A spirtit next to the soul music with a rock sound A Vaulx Jazz Festival JAZZ RHONE ALPES Scotchés dans nos fauteuils par l'intensité de la prestation ! Festival Sur Lignon 08/2010 De la musique énergisante à consommer sans modération Cette formation initiée par le batteur Bruno Tocanne présente quatre soufflants : Elodie Pasquier aux clarinettes, Damien Sabatier aux saxophones, Rémi Gaudillat à la trompette et au bugle et Loïc Bachevillier au trombone ; deux guitaristes Fred Meyer et Philippe Gordiani ; le contrebassiste Stéphane Arbon et le percussionniste Arnaud Laprêt. Ce nonet se pratique depuis longtemps, la confiance est installée. Ce choix est parfait pour illustrer une soirée consacrée à l'improvisation. Les trames de départ sont écrites et rapidement des dialogues ou soli improvisés se mettent en place. L'écoute à ces moments-là est perceptible, l'un ou l'autre guExciting all alongette l'instant opportun d'une intervention, ou non. Et puis une main se lève, un signe est transmis et les tutti reviennent pile-poil dans le timing, comme si ça coulait de source. Intersection de tous pour mieux ouvrir de nouveaux chemins à explorer à un, deux ou plus. Quelquefois ça part dans tous les (bons) sens, on touche à du rock bien lourd, à du jazz très free, on approche de la musique russe du 20ème siècle, mais toujours avec une ligne directrice, celle du bien jouer ENSEMBLE, et "ça le fait" ! Ce Libre(s) Ensemble, décrasse les oreilles et ramène le sourire aux lèvres, de la musique énergisante à consommer sans modération. Pour reprendre la technique d'Alain Bailly je rappellerai cette citation entendue lors du colloque du matin "La liberté des autres étend la mienne à l'infini" (Bakounine) qui m'est revenue à l'écoute du Libre(s) Ensemble" Pascal Derathé - Saint Fons Jazz Festival 01/2012 |